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Le sentier Blanc-Martel longe le Verdon au fond des gorges, avec des escaliers et des vues plongeantes ⚠️
Si vous êtes sujet au vertige, vous vous demandez peut-être si vous pourrez avancer sereinement ou si certains passages vous bloqueront. Vous pourrez évaluer les difficultés et choisir une sortie plus adaptée.
Randonnée gorges du Verdon vertige : le Blanc-Martel est déconseillé
Un itinéraire spectaculaire, mais pas adapté à tous

Du chalet de la Maline, à La Palud-sur-Verdon, jusqu’au Point Sublime, à Rougon, vous longez le Verdon au fond des gorges. Le parcours offre des escaliers, des tunnels et des vues plongeantes : découvrez le Blanc-Martel.
Le sentier est déconseillé si vous êtes sujet au vertige. Les passages exposés ne sont pas les seuls à prendre en compte. Il faut aussi être à l’aise sur les terrains difficiles et avoir assez d’énergie pour cette longue marche.
Les vues les plus impressionnantes vous attendent près de la brèche Imbert, sur les portions en balcon et au-dessus du canyon.
15 kilomètres de marche et une montée finale exigeante
Comptez environ 5 h 30 de marche, sans les pauses. Le Blanc-Martel se fait en aller simple.
- Distance : environ 15 kilomètres.
- Dénivelé positif : près de 600 mètres.
Vous passez des berges du Verdon aux abords de l’eau, puis aux pierriers, aux rochers et aux escaliers. Ce n’est donc pas une longue promenade au bord de la rivière.
Vous partez du chalet de la Maline et arrivez au Point Sublime. Le trajet ne forme pas une boucle. Prévoyez une navette, un taxi ou deux véhicules pour rejoindre votre point de départ.
La dernière montée vous attend après plusieurs heures de marche. Gardez de l’énergie pour cette portion. Pour une première randonnée dans les gorges, ne vous fiez pas seulement au nombre de kilomètres : le terrain technique compte aussi.
Les signes qui invitent à choisir un autre sentier
Vous pouvez faire demi-tour sur certains tronçons. Mais après plusieurs kilomètres, le retour est long et fatigant. La brèche Imbert, les tunnels et la distance rendent le choix plus difficile.
Mieux vaut renoncer si l’une de ces situations vous concerne :
- Une échelle vous bloque déjà.
- Vous perdez facilement l’équilibre près du bord.
- Vous risquez de paniquer sans pouvoir vous éloigner rapidement.
Pour voir comment vous réagissez aux gorges, choisissez plutôt une randonnée plus courte. Vous pouvez réussir votre sortie sans vous mettre au défi face à votre peur.
Les échelles de la brèche Imbert concentrent les passages exposés
À quoi s’attendre sur les échelles d’Imbert
À peu près à mi-parcours du Blanc-Martel, vous franchissez une faille rocheuse à la brèche Imbert, entre les parties basses des gorges.
Le passage comprend plusieurs escaliers métalliques. On les décrit souvent comme six échelles.
- Nombre de marches : environ 250 à 275 au total.
- Dénivelé : près de 80 à 100 mètres.
L’escalier est raide et étroit. Il passe dans une cheminée rocheuse. Les rambardes vous aident à avancer, mais vous voyez le vide et le Verdon tout au long du passage.
Des paliers vous permettent de reprendre votre souffle et de laisser passer d’autres marcheurs.
La montée jusqu’à la brèche demande déjà un effort. Dans le sens habituel, de la Maline au Point Sublime, vous descendez ensuite les escaliers.
Si le vide vous impressionne, monter les marches peut vous sembler plus rassurant que les descendre. Mais vous devrez alors parcourir le Blanc-Martel à l’envers, sans pouvoir compter sur le fonctionnement habituel de la navette.
Éboulis, rochers et choix du sens de marche
Vous trouverez des éboulis, des pierriers, des rochers glissants et des appuis irréguliers sur le parcours. Après la pluie, vos chaussures peuvent moins bien accrocher. Soyez alors encore plus attentif dans les passages techniques.
Dans l’autre sens, vous montez la brèche. Cela peut rassurer si le vide vous donne le vertige. Mais le retour se complique : la navette dessert la Maline le matin et le Point Sublime l’après-midi.
Deux tunnels sombres près du couloir Samson
Près du couloir Samson, vous traversez deux tunnels. Le premier, celui de Trescaïre, fait environ 110 mètres. Le second, celui du Baou, fait environ 670 mètres.
Les tunnels sont sombres et parfois humides. Selon les conditions, vous devrez peut-être contourner des flaques ou marcher les pieds mouillés.
Bien préparer le Blanc-Martel, une randonnée technique
Chaussures, eau et énergie pour plusieurs heures
Pour votre randonnée, prévoyez :
- Des chaussures de randonnée à semelles accrocheuses
- Une lampe
- Un vêtement chaud
- Un chapeau
- Un pique-nique
Vous devez pouvoir marcher plusieurs heures, monter des escaliers et rester attentif sur un sol irrégulier. Une bonne condition physique est nécessaire, même si le dénivelé est moins fort que lors d’une grande randonnée alpine.

Les règles à respecter dans les gorges
La baignade est interdite dans le canyon. Cette règle protège aussi l’Apron du Rhône, un poisson endémique menacé. Il est sensible au piétinement et aux atteintes à son habitat.
Les chiens et les VTT sont interdits sur le Blanc-Martel, en raison des escaliers et des passages équipés. Le sentier est déconseillé aux enfants de moins de 8 ans.
Printemps et automne, les saisons les plus adaptées
Au printemps et en automne, les températures sont souvent plus agréables. En été, vous pouvez avoir à la fois chaud et croiser plus de monde.
- Au printemps et en automne, la fréquentation peut être moins forte qu’au cœur de l’été.
- En juillet et en août, les attentes aux passages étroits peuvent s’allonger. La progression devient alors moins agréable si le vide vous met mal à l’aise.
- En hiver, les chutes de pierres, le gel et les conditions changeantes appellent une grande prudence. Consultez la météo et l’état du parcours avant de partir.
La navette du Blanc-Martel organise votre retour à La Palud
Dates de circulation et horaires des navettes
La navette part de La Palud-sur-Verdon et vous mène au chalet de la Maline. L’après-midi, elle repart du Point Sublime, à Rougon, et vous ramène à La Palud-sur-Verdon.
En 2026, la navette circule à ces dates :
- Du 3 avril au 28 juin : les vendredis, samedis, dimanches, jours fériés et ponts.
- Du 29 juin au 14 septembre : tous les jours.
- Du 17 septembre au 1er novembre : les jeudis, vendredis, samedis, dimanches et lundis.
Les horaires du matin changent selon la période. Les navettes partent souvent vers 8 h 30, 9 h 30 et 10 h 30. L’après-midi, vous pouvez revenir du Point Sublime à 16 h, 17 h ou 18 h, selon le calendrier.
Vous disposez d’environ 7 heures entre le départ sur le sentier et le retour en navette. Cela vous laisse près de 1 h 30 de marge par rapport au temps de marche annoncé, sans compter les pauses.
Prix, réservation et stationnement à prévoir
Pour l’aller-retour, comptez 8,50 € par adulte et 5,50 € par enfant de moins de 12 ans. Un trajet simple coûte 4,50 € par personne.
Réservez en ligne, surtout pendant les périodes fréquentées. Vous pouvez réserver jusqu’à 18 h la veille. S’il reste des places, vous pouvez acheter votre billet à bord et payer en espèces ou par carte bancaire.
Le Garde-Canal de Quinson, une alternative moins alpine
Une boucle de 10,5 kilomètres avec quelques passages équipés
Vous partez du parking du musée de Préhistoire de Quinson. Le sentier du Garde-Canal forme une boucle.
- Distance : 10,5 kilomètres.
- Durée : environ 4 heures.
- Dénivelé positif : 308 mètres.

Classé facile, le parcours n’est pas plat. Il longe le Verdon et l’ancien canal. Vous passez deux escaliers métalliques, puis le mur du canal, où la prudence est de mise.
Vous marchez environ 1,5 kilomètre au bord de l’eau. Les parois des basses gorges sont au rendez-vous, sans les grandes vues plongeantes du Blanc-Martel.
Un tunnel de 120 mètres et des limites à connaître
Le tunnel du canal mesure environ 120 mètres.
Vous trouverez aussi des escaliers et des passages étroits. Cette randonnée peut mieux vous convenir si les grandes hauteurs vous inquiètent. En revanche, elle ne convient pas si vous voulez éviter tous les passages équipés et les tunnels.
Le Bastidon reste très difficile et exposé au vide
Pour le Bastidon, prévoyez un parcours classé très difficile.
- Distance : environ 15,3 kilomètres.
- Durée : près de 7 heures de marche.
- Dénivelé positif : quelque 870 mètres.

Vous traversez plusieurs ravins. Certains passages sont instables. À certains endroits, des câbles servent de mains courantes. Ils rappellent que le parcours est exposé. ⚠️
Le Point Sublime offre une courte sortie au-dessus des gorges
Du parking au belvédère du Point Sublime, vous faites un court aller-retour.
- Distance : environ 1 kilomètre.
- Durée : près de 30 minutes de marche.
- Dénivelé : 20 mètres.
Depuis le parking, comptez environ 15 minutes à pied. Vous voyez l’entrée du canyon sans partir sur le Blanc-Martel ni passer la brèche Imbert.
Le chemin entre le Point Sublime et Rougon est court, mais ça grimpe fort. Il ne remplace pas une randonnée dans les gorges. En revanche, il complète bien une visite rapide du secteur.

Si une échelle ou le vide vous fait perdre vos moyens, ne vous engagez pas sur le Blanc-Martel. Choisissez d’abord une sortie courte, comme le Point Sublime, restez loin du bord et évaluez votre réaction avant d’envisager une randonnée plus longue. ✅
Foire aux questions
Comment faire une randonnée quand on a peur du vide ?
Choisissez un parcours large, peu exposé et où vous pouvez facilement faire demi-tour. Marchez avec une personne calme, regardez le sol près de vos pieds et arrêtez-vous si la peur perturbe votre équilibre.
Quelle randonnée est la plus facile dans les gorges du Verdon ?
Pour une sortie très courte, choisissez le tour du Point Sublime. Le Garde-Canal est aussi classé facile, mais ses escaliers et son tunnel le rendent moins adapté si vous voulez éviter les passages équipés.
Est-ce que 300 mètres de dénivelé, c’est beaucoup ?
Pour un adulte habitué à marcher, 300 mètres de montée restent souvent accessibles sur une randonnée de quelques heures. La pente, le terrain, la chaleur et le poids de votre sac peuvent toutefois rendre l’effort bien plus difficile.
Combien de kilomètres marcher par jour ?
Il n’y a pas de distance idéale pour tout le monde. En montagne ou dans les gorges, le dénivelé et les passages techniques comptent autant, voire plus, que les kilomètres : 10 kilomètres peuvent ainsi demander plus d’effort qu’une marche plate plus longue.